Les disciplines

Karate-Dô shotokan ryû

空 手 道 松 濤 館 流

Uchi-Uke
Principale discipline enseignée à l’école de Karate de Damville, le style « Shotokan » est le plus pratiqué dans le monde. L’apprentissage, très technique, se fait à travers les Kihon (techniques exécutées dans le vide, sur place ou en déplacement), les katas (formes codifiées de combat contre plusieurs agresseurs « imaginaires »), et enfin, à travers une approche progressive des combats. Des apports d’autres styles sont également étudiés pour leur complémentarité et/ou leur singularité (Gojû-Ryû, Shorin-Ryû, Wado-Ryû, etc…).
Au-delà de l’aspect technique, l’étude du Karate se situe sur une voie (Dô) d’humanisme. En effet, dans une société de plus en plus individualiste, il nous paraît indispensable d’insister sur des notions de respect d’autrui, d’écoute et d’entraide, valeurs fondamentales du Karaté-Dô.

 

Ko Budô d’Okinawa

沖 縄 古 武 道

Nunchaku-vs-Eku
Apparu en même temps que le Karaté, sur l’île d’Okinawa, au sud du Japon, l’art du Ko-Budô apporte aux karatékas qui le pratiquent un renforcement musculaire supplémentaire et un assouplissement des poignets. De plus, les pratiquants deviennent davantage sensibles à la notion de contrôle du fait de la dangerosité de l’arme. Plus tard, il faut aller jusqu’à acquérir la sensation que l’arme n’est plus que le prolongement de soi-même. On ne doit faire qu’un avec elle.
A Damville, nous étudions le Bo (bâton de 1m80), le Tambo (baton court), le Kama (faucille), les Tonfa (sorte de matraque avec une poignée), les Saï (trident en acier) et le Nunchaku (fléau bien connu de tous).

 


 

Goshin Jutsu (self défense)

護 身 術

Gedan-Juji-Uke-sur-couteau
Goshin Jûtsu veut dire littéralement « technique de défense du corps ». Mais cela implique aussi l’esprit. Et s’il est vrai que le Karate-Dô est une voie de respect et d’entraide, il s’agit de savoir faire face aux différents types d’agression d’aujourd’hui, de façon efficace et rapide, avec un esprit calme et déterminé. Beaucoup de situations sont étudiées, y compris les plus insolites. La pratique habituelle en Karategi (malencontreusement appelé kimono), dans un espace ou rien ne gêne les mouvements, trop souvent à un contre un, sans armes cachées, et de plus avec des conventions (qui restent nécessaires au début) ne prépare pas un pratiquant d’art martial quel qu’il soit à un combat véritable où sa propre survie est en jeu. Il faut travailler à l’entraînement des exercices mettant les pratiquants dans des situations réalistes, inhabituelles et désagréables, face à des agresseurs potentiellement dangereux, de façon à rester lucide sur la pertinence de certaines défenses et la parfaite inefficacité de certaines autres selon les circonstances. Tout cela implique une préparation spécifique, dont la base reste le Karate-Dô et le Ko Budô, enrichie par d’autres techniques d’arts martiaux, ainsi qu’une bonne connaissance de la nature humaine et des stratégies à adopter.

 

Kappô & Sappô

活 法 と 殺 法

Kappo
Kappô, qui regroupe les Katsu et les Seifuku , est l’étude des méthodes de réanimations ou de soulagement suite à un coup. Le massage cardiaque et le bouche à bouche sont les deux Kappô les plus connus de nos jours et utilisés partout dans le monde. Mais d’autres, moins connus, vous serviront par exemple à réanimer une personne étranglée ou à soulager un mal de tête. Nous y incluons également l’étude des massages énergétiques chinois (Pu Tong An Mo).
Sappô, plus connu sous le nom de Kyusho, est l’étude des points sensibles du corps dans l’intention de mettre votre agresseur hors d’état de nuire. Ces points sont en fait les points d’acupuncture de la médecine traditionnelle chinoise, très souvent reliés à des nerfs, ou au voisinage de ceux-ci. Une action sur un nerf permet de savoir quelle va être la réaction du corps, et nous donne un avantage certain.